Le marché du viager, longtemps resté marginal, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt significatif. Les acquéreurs, qu’ils soient particuliers ou investisseurs institutionnels, envisagent de plus en plus comme un outil de placement immobilier et d’épargne à long terme. De leur côté, un nombre croissant de vendeurs, majoritairement des personnes âgées, y voient une solution pour compléter leurs revenus tout en conservant l’usage de leur logement. Dans un contexte de vieillissement de la population, cette dynamique répond à des enjeux convergents : d’une part, le souhait des seniors de maintenir leur autonomie et de vivre plus longtemps à domicile ; d’autre part, la recherche de placements immobiliers différenciés, moins exposés aux contraintes de gestion locative classique. La vente en viager s’inscrit toutefois dans un cadre spécifique, distinct du marché immobilier traditionnel. Elle repose sur des mécanismes juridiques, financiers et fiscaux complexes, encadrés notamment par le Code civil, et mobilise des méthodes de calcul particulières liées à l’espérance de vie, aux modalités de rente et à la valorisation du bien. À ce titre, elle ne peut être assimilée à une transaction immobilière ordinaire. La vente en viager requiert ainsi une expertise approfondie et une grande rigueur professionnelle. Elle implique de trouver un équilibre délicat entre les intérêts du vendeur, souvent une personne âgée en situation potentiellement vulnérable, et ceux de l’acquéreur, engagé dans un investissement de long terme. La sécurisation de cette relation contractuelle suppose une maîtrise technique, une parfaite connaissance du cadre réglementaire et une posture éthique irréprochable. Pour les professionnels de l’immobilier, la maîtrise des techniques spécifiques de la vente en viager constitue donc un enjeu majeur afin de sécuriser les transactions, d’instaurer une relation de confiance durable entre les parties et de garantir la conformité juridique des opérations. Plusieurs acteurs du secteur, notamment les notaires, soulignent d’ailleurs la nécessité d’une spécialisation des professionnels afin de structurer et de professionnaliser davantage ce marché autour de pratiques éthiques partagées. La présente certification vise à répondre à ces enjeux en attestant la maîtrise des compétences indispensables à la conduite d’opérations de vente en viager, tant sur le plan technique que juridique, réglementaire et éthique.